Darwin's Cat
Martin Kidd et Victory. La saturation à lampes, par des lampes

Martin Kidd et Victory. La saturation à lampes, par des lampes

J'ai toujours dans la tête un son que j'essaie d'obtenir avec un circuit donné.
Martin Kidd · Concepteur en chef de Victory Amplification Reverb, 2016
Quand on est seul responsable du son de sa guitare, il faut aller jusqu'au premier rang et écouter.
Martin Kidd · Concepteur en chef de Victory Amplification Reverb, 2016

Oleh Lafoks

Martin Kidd dans l’atelier. Photo : Victory Amplification, page « Our Story »
Martin Kidd dans l’atelier. Photo : Victory Amplification, page « Our Story »

Martin Kidd n’a jamais étudié l’électronique. Sa seule qualification en physique, c’est un examen de fin de scolarité. C’est un guitariste qui attendait certaines choses des amplis, et c’est pour ça qu’il s’est mis à les concevoir. On peut essayer le son de Kidd dans notre plugin gratuit AmberPawAmp ou dans les captures NAM des pédales V4 The Copper, The Kraken et The Sheriff.

Chapitre un. Un Marshall pour quatre-vingts livres

Angleterre, le début des années 1990.

Kidd apprend seul. Un réparateur du coin lui parle comme s’il comprenait tout. Il ne comprend pas grand-chose, mais le peu qu’il comprend grâce à la physique du lycée l’inspire énormément.

Il gagne sa vie en donnant des cours de guitare.

Il a un Marshall Super Lead de 1969, acheté environ quatre-vingts livres. À l’époque, ces amplis ne valaient pas grand-chose. Celui-ci a été mal monté à l’usine : une résistance vaut dix fois ce qu’elle devrait.

Un ami de Kidd essaie une modif tirée de The Tube Amp Book d’Aspen Pittman : un master volume après l’inverseur de phase. Kidd fait la même chose sur son Marshall. Ça marche. Rien ne brûle. « Je suis toujours là », dit-il.

S’il a deux concerts deux soirs de suite, il peut très bien les jouer sur deux circuits différents. Sur scène, il note dans sa tête ce qui ne va pas, et la nuit même, chez lui, il recâble l’ampli.

Une bonne partie de ses conceptions futures est née du souci de ménager les oreilles et les sourcils de celui qui se tenait juste dans l’axe du baffle.

En 2016, cela fait vingt-cinq ans qu’il construit, modifie et conçoit des amplis.

Chapitre deux. Cornford

Parmi les élèves guitaristes de Kidd, il y a Paul Cornford. Un jour, Cornford arrive avec un Fender Princeton tweed de 1961 et lui demande : vous pensez pouvoir copier ça ? Kidd ne le copiera pas. S’il fabrique quelque chose qui sonne d’une certaine façon, il veut l’avoir fait avec son propre circuit.

C’est ainsi que naît le Cornford Harlequin, puis le MK50. Kidd dessine les circuits. Cornford apporte l’argent et le marketing.

Vers 1998, le Harlequin a droit à un banc d’essai dans le magazine Guitarist. Ils ont commencé dans un double garage au fond du jardin de Cornford, puis ont déménagé dans un local industriel. Une dizaine d’années passent ainsi.

Puis les choses tournent mal. L’entreprise, reconnaît Kidd, n’était pas très bien gérée, et Cornford a cessé son activité.

Les amplis Cornford étaient fabriqués en sous-traitance par l’usine Straight Edge. Là-bas, on a vu dans quelle situation se trouvait le concepteur, et on lui a donné du travail.

Chapitre trois. Un concepteur d’amplis, une usine et quelqu’un pour les vendre

Lee Anderton, copropriétaire du magasin Andertons à Guildford, vendait beaucoup de Cornford, et avec plaisir. Quand la marque a disparu, elle a laissé un trou dans son catalogue. L’usine aussi en avait un : son contrat pour les amplis était terminé.

Anderton appelle l’usine. Tout le monde est sur la même longueur d’onde : « Nous avons un concepteur d’amplis, nous avons une usine et nous avons quelqu’un qui pourrait les vendre. »

Quelques personnes mettent de petites sommes. La part d’Anderton le premier jour : 25 000 livres. Kidd qualifie toute l’affaire de pari.

Victory n’est pas constituée en société à responsabilité limitée, mais en société de personnes. Ainsi, les noms des associés restent hors des registres publics.

Les photos et le site sont l’œuvre de Mick Taylor, ancien rédacteur en chef de Guitarist et plus tard l’un des animateurs de That Pedal Show.

Victory n’a pas de distributeur en Grande-Bretagne : les amplis vont directement de l’usine aux magasins, et les prix sont plus bas que chez bien des marques boutique.

Le 2 octobre 2013, Victory arrive sur le marché avec trois amplis assemblés à la main : le V10 The Baron, le V50 The Earl et le V100 The Duke. Le Baron a deux lampes de puissance de types différents, une 6L6 et une EL84, chacune avec son propre master.

Le V100 tourne avec des 6L6. Ça s’est décidé pendant les essais des prototypes avec le premier artiste de la marque, Guthrie Govan. Govan se croyait un homme à EL34, mais à l’aveugle, il a choisi les 6L6.

Les noms sont des titres de noblesse. Qui les a trouvés, Kidd ne s’en souvient plus. Le nom The Duke, on l’a découvert, appartenait à quelqu’un d’autre, et il a fallu l’abandonner.

Les premiers amplis ne se vendent pas. Anderton dit que la Victory de cette année-là, c’était sa danseuse.

Chapitre quatre. Une page imprimée du site d’EasyJet

Guthrie Govan demande un ampli qui tienne dans le coffre à bagages d’une compagnie low cost. Le cahier des charges : une page imprimée du site d’EasyJet avec les dimensions maximales autorisées pour un bagage à main. Kidd s’en sort en deux ou trois semaines environ : Govan a bientôt un concert en Extrême-Orient.

Le premier prototype n’est pas à la hauteur. La saturation est presque la bonne, mais le son clair manque de réserve. Trente watts, ce n’est pas assez. Kidd fait passer l’étage de puissance de la polarisation cathodique à la polarisation fixe et obtient environ 42 watts. Le prototype revient chez Govan à peine plus lourd.

Quand il embarque sur un vol low cost, raconte Govan, on regarde l’étui de l’ampli et on le prend pour un sac d’appareil photo.

Les amplis lunchbox existaient avant Victory. Kidd lui-même cite les prédécesseurs, le Linear Concord et l’Orange Tiny Terror. Mais la plupart faisaient autour de 15 ou 20 watts, et lui voulait l’équivalent de 50 watts bien pleins, tirés de petits transformateurs dans un châssis compact.

Au printemps 2014 sort le V30 The Countess, à 799 livres. Anderton se souvient de quatre cents commandes en une semaine, et la démo, il l’avait tournée dans sa propre cave. La danseuse qui perdait de l’argent devient une vraie affaire.

Après le V30, on commence enfin à prendre Victory au sérieux. Guitarist lui décerne un « Guitarist Choice » et un « Gear Of The Year 2014 ».

Chapitre cinq. Duchess, Kraken, Sheriff, Copper

En décembre 2014 sort le V40 The Duchess : un ampli pour les guitaristes de blues et de roots qui réclamaient l’ampli qui semblait ne pas exister.

En 2015, Rabea Massaad, un homme qui s’y connaît en gain, demande un ampli compact pour le metal moderne et les guitares accordées bas. Lui-même jouait sur un Marshall JCM900 Dual Reverb et sur un 5150. Kidd découvre que la saturation du JCM900 est à transistors presque jusqu’au circuit de tonalité, et ça, il n’en veut pas. Partir d’un Soldano, pas question non plus : seul son propre circuit fera l’affaire. Le premier prototype du Kraken sort avec trop de gain, et il faut resserrer le grave encore davantage. Au final, Kidd décrit le premier canal comme un JCM800 avec plus de gain, et le second comme un 5150 à l’attaque plus douce.

La même année, on apprend que Dave Murray a enregistré ses parties pour The Book of Souls d’Iron Maiden sur un V100 et un baffle V412. C’est son technicien qui lui avait conseillé d’appeler Victory. Le V100 n’est pas parti en tournée : son système de commutation demandait une interface de plus, et le temps a manqué.

En 2016 sort le Sheriff : une saturation britannique classique, inspirée du son Plexi des années soixante. Kidd se souvient de la saturation des vieux amplis comme d’un son un peu brut, presque agressif, mais dans un mix, cette dureté avait son utilité et aidait la guitare à percer. Au lieu d’un mode basse puissance, le Sheriff 22 a reçu un atténuateur de puissance intégré, séparé, qui réduit la sortie à 0,3 watt, pour qu’un ampli poussé à fond puisse se jouer à volume d’appartement.

Avec le Sheriff 25, Kidd a compris que le « Marshall vintage » que les gens ont en tête est le plus souvent un Marshall modifié un jour par quelqu’un comme José Arredondo. Le même José chez qui Dave Friedman avait apporté son ampli à modifier à dix-huit ans. Kidd part sur une conception hot rod. D’autres, dans ces cas-là, utilisent des diodes d’écrêtage, ou des transistors montés en diodes. Lui veut « la saturation à lampes, par des lampes ». Les lampes de puissance EL86, c’est le fournisseur qui les a suggérées. Kidd n’en avait même jamais entendu parler, et il a abaissé la tension sur leurs grilles écrans.

En 2017 sort le RK50, conçu avec Richie Kotzen.

En 2019 apparaît le VC35 The Copper. On demandait sans cesse à Kidd si Victory avait quelque chose comme un Vox AC30. Ce n’était pas le cas. Le Copper est devenu son AC30 à volume raisonnable. Deux 12AX7, une pentode EF184 et quatre EL84 donnent 35 watts, ou 12 en mode basse puissance. L’EF184 fonctionne en cathode suiveuse et attaque le circuit de tonalité. À pleine puissance, la polarisation est mixte, cathodique et fixe ; à basse puissance, elle est purement cathodique.

En 2020, le Countess a été rebaptisé The Jack, comme dans jack-of-all-trades, le touche-à-tout. La même année, Victory et Two Notes capturent les baffles de Victory en DynIR.

Chapitre six. Des lampes sorties d’un bunker

Les amis et les clients réclamaient depuis longtemps le « son Victory » en pédale. Mais le marché était déjà complètement saturé de pédales d’overdrive en tout genre. Le jeu de mots, reconnaît Victory, est voulu.

Ce sont les lampes qui ont tout décidé. Un jour, le fournisseur de lampes demande : « J’en ai des tas, et elles sont toutes fabriquées par Philips ou Mullard ou je ne sais qui. Vous pensez pouvoir en faire quelque chose ? » Ce sont des CV4014, alias EF91. Sinon, elles finiraient à la décharge. Il n’existe pratiquement aucune information sur elles, et aucun ampli guitare n’a jamais utilisé de telles lampes. Il n’y a qu’à essayer pour voir.

La CV4014 est une petite pentode de signal à sept broches, physiquement juste un peu plus petite que la 12AX7 bien connue. C’est une version militaire haute fiabilité de l’EF91, conçue pour résister aux vibrations, y compris dans les avions.

Les lampes des pédales V4 ont été fabriquées en 1981 à l’usine Mullard de Mitcham, dans le Surrey, pour le ministère britannique de la Défense. Puis elles ont été envoyées au dépôt de ravitaillement de la Royal Navy à Spring Quarry, dans le Wiltshire, profondément sous terre, dans une partie d’un immense bunker de la guerre froide. Le bunker, heureusement, n’a jamais servi. Pendant quarante ans, il n’a été qu’un endroit extrêmement coûteux pour stocker des lampes qui attendaient qu’on conçoive des produits autour d’elles. C’est ce que dit le manuel, avec un smiley.

Le premier étage fonctionne avec une triode EC900 à faible bruit, fabriquée dans l’ex-Yougoslavie sous licence Philips et Mullard. Victory prolonge la garantie de ces lampes de 90 jours à deux ans : selon la norme militaire, elles sont conçues pour durer au moins 6 000 heures.

V4 The Copper vue de dessus : Gain, Bass Mode, Tone et le footswitch Treble Boost. Photo : Future / Phil Barker, Guitar World
V4 The Copper vue de dessus : Gain, Bass Mode, Tone et le footswitch Treble Boost. Photo : Future / Phil Barker, Guitar World

À l’été 2018, les pédales V4 sont présentées au NAMM : The Countess, The Sheriff et The Kraken, à 349 livres chacune. En novembre 2020, The Copper les rejoint. À la connaissance de Victory, personne avant eux n’avait mis quatre lampes et un chemin du signal entièrement à lampes dans une pédale.

Puis on a ajouté un étage de puissance au préampli en pédale : en 2020 est sorti le V4 Duchess, un ampli léger à transistors en classe D de 180 watts. Le module pouvait donner jusqu’à 210, mais ce genre de module ne sature pas quand on le pousse, il se coupe, et Kidd ne voulait pas construire de limiteur. L’émulation de baffle a été volontairement laissée de côté dans le Duchess : chacun a ses propres IR. Et dès 2021, le V4 Kraken sortait avec un simulateur de baffle Two Notes intégré.

Digression pour les ingénieurs. Pas devant, mais à la place

Le choix principal des V4 est inscrit dans le manuel : la pédale ne se place pas devant le préampli de l’ampli, mais à sa place. Ce n’est pas un overdrive, mais la section d’entrée d’un ampli à lampes dans un boîtier en acier. « L’avons-nous assez répété ? » demande le manuel.

Kidd le dit plus simplement. Si un ampli a un excellent canal clair, mais que le docteur Jekyll a besoin d’un nouveau côté Mr Hyde, la V4 est ce Mr Hyde.

Tout le reste découle de cette seule décision.

Il faut une vraie tension d’anode. La pédale prend 12 volts et 800 milliampères, ce qui est beaucoup pour une pédale, et pendant que les filaments chauffent, elle en tire trois fois plus. La haute tension vient d’un convertisseur élévateur à découpage construit autour d’une puce MAX1771 : il lui faut peu de composants autour, et elle ne prend presque pas de place sur la carte. Le plus dur, c’est le bruit. Le convertisseur commute à des centaines de kilohertz. Le sifflement lui-même est inaudible, mais les parasites se propagent par la masse. Alors chaque tension a sa propre masse séparée.

La tension d’anode est plus basse que dans les grosses têtes. Kidd pense que ça s’entend : la forme d’onde commence à saturer autrement, et les médiums deviennent plus pleins et plus agréables.

La sortie est au niveau ligne, 0,9 volt au maximum. Il n’y a ni émulation de baffle ni étage de puissance dans la pédale, et elle ne peut pas attaquer une load box. En revanche, elle a le mode Amp Through : pédale enclenchée, le signal passe par son préampli vers la section de puissance de l’ampli ; pédale coupée, le préampli de l’ampli reprend sa place.

Le sélecteur Bright est là parce que la pédale doit attaquer des étages de puissance qu’elle n’a jamais rencontrés. Les boucles d’effets varient énormément. Le manuel prévient que le réglage le plus éloigné de celui que préfère le guitariste peut faire croire que la pédale est en panne. Elle ne l’est pas.

La pédale The Copper a sa propre histoire. Un treble booster, c’est traditionnellement un appareil à un seul transistor. Kidd a construit le sien avec une lampe. Le bouton Tone court-circuite entre elles, complètement, partiellement ou pas du tout, les deux sorties en opposition de phase du dernier étage à lampe : le résultat est une coupure des aigus. Et le Bass Mode de The Copper a trois positions, et non deux comme sur la tête : le grave à fond sur le canal boosté tourne à la bouillie, alors dans une position, le grave n’est coupé que sur ce canal.

Un fil conducteur traverse tout cela. La saturation du JCM900 est à transistors ; Kidd fait la sienne avec des lampes. Le Sheriff 25 réclamait des diodes ; il met des lampes. Un booster se construit normalement autour d’un transistor ; il le construit autour d’une lampe. Et là où le silicium est malgré tout nécessaire, dans l’étage de puissance en classe D des amplis V4, il y a un Valve Response Circuit pour que l’étage de puissance donne la sensation d’un étage à lampes.

Et le master volume. Kidd le place toujours après l’inverseur de phase, comme dans cette première modif du Marshall, sur le V40, le Copper et le Sheriff : une bonne part de la saturation de l’étage de puissance naît dans l’inverseur de phase, pas seulement dans les lampes de puissance. Friedman n’aime pas ce genre de master : il retire la contre-réaction de l’ampli. Deux masters, deux réponses.

En 2016, Kidd disait que le son d’un ampli tient presque entièrement au circuit, pas au choix entre EL34 et 6L6, et que les lampes NOS ne sont pas forcément meilleures. Deux ans plus tard, toute une gamme était construite autour de lampes NOS. Pas parce qu’elles sont magiques. Elles sont petites et robustes, et il y en a assez pour fabriquer des pédales pendant des années et garder des rechanges.

Chapitre sept. Qu’est devenue Victory ?

Martin Kidd soude un châssis câblé à la main. Photo : Victory Amplification, page « Our Story »
Martin Kidd soude un châssis câblé à la main. Photo : Victory Amplification, page « Our Story »

En 2023, le youtubeur KDH appelle la participation d’Anderton dans Victory « le grand secret d’Andertons ». Anderton s’explique : il craignait que d’autres revendeurs, surtout britanniques, ne veuillent pas proposer une marque liée à Andertons. Et il reconnaît qu’il aurait pu être plus transparent. L’autorité britannique de régulation de la publicité lui demande de déclarer ses intérêts financiers dans chaque vidéo, et il commence à le faire.

La réponse de Kidd est brève : Anderton ne possède pas Victory, il a fait un investissement. Certains y voyaient le début de la fin. Rien n’a changé.

En 2024, Victory fête ses dix ans, et la série MK sort : MK pour Martin Kidd. Le MK Overdrive est né de toutes les demandes de réédition du Cornford MK50 Mk II. Chaque ampli MK est vérifié et signé par Kidd lui-même avant de quitter l’usine.

Il n’est jamais devenu le patron de l’entreprise, et il ne le regrette pas : c’est en concevant des circuits et en les peaufinant qu’il fait son meilleur travail. Il travaille surtout de chez lui et reste à l’usine comme consultant technique. Les amplis Victory sont fabriqués en Angleterre.

Fin 2025, le guitariste aveugle Anthony Ferraro demande à essayer un Duchess MKII. Victory lui construit un ampli avec un panneau en braille. « Mec, c’est un ampli ! » La vidéo du déballage a été vue par des dizaines de millions de personnes. Désormais, Victory équipe gratuitement n’importe lequel de ses amplis d’un panneau en braille.

En 2026 sort le PowerValve 200, un ampli de puissance pour les rigs numériques. À l’intérieur travaille la même CV4014.

Kidd est certain que les amplis à lampes ne vont pas disparaître. On les pousse jusqu’à ce qu’ils dysfonctionnent, en gros, parce que c’est justement ce que recherchent les guitaristes. Et un modèle ou un profil de ce même ampli, dit-il, ne donnera pas la même sensation. Même s’il reconnaît honnêtement que ces appareils sont bien plus polyvalents.

Épilogue. La saturation à lampes, par des lampes

Dans cette histoire aussi, il y a une symétrie.

Kidd a commencé par lire une modif dans un livre et par mettre un master après l’inverseur de phase dans un Marshall à quatre-vingts livres. Plus de trente ans après, ses initiales sont sur les façades des amplis, et le MK Overdrive fait revivre son Cornford MK50.

Il n’aime pas copier. Si un ampli sort et que les gens l’aiment, il veut sentir que c’est lui qui l’a fait.

L’électronique, il ne l’a jamais étudiée. Il voulait simplement la saturation à lampes, par des lampes.


Sur notre site, le plugin gratuit AmberPawAmp et les captures NAM des pédales V4 The Copper, The Kraken et The Sheriff représentent Victory.

Sources

  1. Our Story, victoryamps.com, en anglais

  2. Victory Amplifiers ready to launch, MusicRadar (2013), en anglais

  3. About us, victoryamps.com (2013), copie Wayback Machine, en anglais

  4. V30 The Countess debuts Spring 2014, victoryamps.com (2014), copie Wayback Machine, en anglais

  5. V40 The Duchess and V40 The Viscount, victoryamps.com (2014), copie Wayback Machine, en anglais

  6. V100 played by Dave Murray on The Book Of Souls, victoryamps.com (2015), copie Wayback Machine, en anglais

  7. Valve Vernacular: A Chinwag with Martin Kidd of Victory Amps, Reverb (2016), copie Wayback Machine, en anglais

  8. The unstoppable rise of Victory Amps, Guitar World (2024), en anglais

  9. Victory Announces Three New All-Valve Pedal Preamps, Guitar World (2018), en anglais

  10. Victory unveils all-valve V4 Series Pedal Preamps, MusicRadar (2018), en anglais

  11. NAMM 2020: Victory’s V4 Duchess, MusicRadar (2020), en anglais

  12. Victory V4 Kraken pedal-format guitar amp, MusicRadar (2021), en anglais

  13. Lee Anderton responds to questions over Victory Amps ownership, Guitar World (2023), en anglais

  14. Lee Anderton will be declaring any personal financial interest, Guitar World (2023), en anglais

  15. NAMM 2024: Deputy, MK Clean and MK Overdrive, MusicRadar (2024), en anglais

  16. Victory Braille Initiative, victoryamps.com (2026), en anglais

  17. Victory sends blind guitarist custom braille amp, Guitar.com (2026), en anglais

  18. V4 Series Pedal Preamplifiers User Guide, Victory Amplification (2025), en anglais

  19. V4 The Copper, victoryamps.com, en anglais

  20. V4 The Kraken Guitar Amp, victoryamps.com, en anglais

  21. Victory V4 The Copper preamp pedal review, Guitar World (2021), en anglais

  22. Victory Amps launches PowerValve 200, Guitar.com (2026), en anglais

  23. Victory Amps MK Clean & OD with Martin Kidd & Lee Anderton, That Pedal Show (2024), vidéo, en anglais

  24. Ep. 85: Martin Kidd of Victory Amps, Tone-Talk (2020), vidéo, en anglais

  25. From Cornford to Victory: Martin Kidd’s Story, Products of Music (2026), vidéo, en anglais

  26. The Victory Ranges & Families Explained, Part 1: The Copper, Victory Amplifiers (2026), vidéo, en anglais

  27. The Victory Ranges & Families Explained, Part 2: The Sheriff, Victory Amplifiers (2026), vidéo, en anglais

  28. The Victory Ranges & Families Explained, Part 3: The Kraken, Victory Amplifiers (2026), vidéo, en anglais

  29. Victory V4 The Copper Preamp Pedal with Martin Kidd and Pete Honore, Victory Amplifiers (2020), vidéo, en anglais

  30. Guthrie Govan Victory Amplifiers Clinic & Interview, Victory Amplifiers (2014), vidéo, en anglais

  31. Victory V100 The Duke: Demo plus Interview with Martin Kidd, Rob Chapman (2013), vidéo, en anglais

  32. VC35 The Copper, victoryamps.com, en anglais

  33. Sheriff 22, victoryamps.com, en anglais

  34. Sheriff 22 & Sheriff 44 now available worldwide, victoryamps.com (2016), copie Wayback Machine, en anglais

  35. Victory releases VX The Kraken, MusicRadar (2015), en anglais

  36. Victory Amplification launches V45 The Count, victoryamps.com (2014), copie Wayback Machine, en anglais

  37. CV4014, The Valve Museum, en anglais

  38. The PowerValve 200, victoryamps.com, en anglais