Darwin's Cat

AmberPawAmp : un simulateur d'ampli Victory V4 gratuit

AmberPawAmp est un simulateur d’ampli entièrement gratuit et libre : un ampli guitare logiciel qui repose sur Neural Amp Modeler (NAM). À l’intérieur, trois pédales de préampli à lampes Victory V4, The Copper, The Sheriff et The Kraken, une par rapport.

AmberPawAmp existe en plugin aux formats VST3, AU et CLAP, ainsi qu’en application autonome (standalone) pour Linux, Windows et macOS (tous les fichiers).

L’ampli est entièrement libre. Pas de version d’essai, pas de fonctions payantes, pas d’abonnement, pas de publicité cachée, pas d’inscription. Le code source est ouvert sur GitHub, sous licence AGPL.

Les 54 captures NAM que joue le plugin se téléchargent aussi séparément : chaque capture dans son propre fichier, ou tout le pack d’une pédale en une seule archive. Télécharger les captures NAM : V4 The Copper, V4 The Sheriff et V4 The Kraken (NAM A2, 800 époques).

Une seule gamme, et rien de superflu

AmberPawAmp est consacré à une seule gamme de pédales, les Victory V4 : The Copper, The Sheriff et The Kraken, une par rapport. Nous n’aimons pas que des dizaines de modèles et des options à n’en plus finir détournent du jeu. Alors il n’y a ici que trois pédales, avec une reverb, un delay et un simulateur de baffle (IR), pour jouer sans autre plugin et adapter le son à ses propres morceaux.

Qu’est-ce que Victory ?

Victory Amplification est une marque britannique d’amplis guitare à lampes. Elle est arrivée sur le marché le 2 octobre 2013 avec trois amplis assemblés à la main : le V10 The Baron, le V50 The Earl et le V100 The Duke. Le concepteur de Victory est Martin Kidd, guitariste et concepteur d’amplis autodidacte : il n’a jamais fait d’études d’électronique, et avant Victory, il dessinait les circuits des amplis Cornford. Les amplis Victory sont toujours conçus et fabriqués en Angleterre.

Les pédales V4 logent les préamplis des amplis Victory dans des boîtiers en acier posés au sol. The Countess, The Sheriff et The Kraken ont été présentées au NAMM à l’été 2018, et The Copper est sortie en novembre 2020. Chacune a quatre lampes et un chemin du signal entièrement à lampes, et elle ne se branche pas devant le préampli d’un ampli, mais à sa place. Le plus surprenant chez elles, ce sont les lampes. Les pentodes CV4014 des pédales V4 ont été fabriquées en 1981 à l’usine Mullard de Mitcham pour le ministère britannique de la Défense, puis ont passé quatre décennies dans un entrepôt de la Royal Navy à Spring Quarry, profondément sous terre, dans un bunker de la guerre froide dont, heureusement, on n’a jamais eu besoin.

L’histoire de Martin Kidd et de Victory, d’un Marshall payé quatre-vingts livres aux lampes sorties d’un bunker, se trouve dans notre article Martin Kidd et Victory. La saturation à lampes, par des lampes.

Trois pédales, trois rapports et TURBO

Le levier d’AmberPawAmp a trois rapports, et chaque rapport est une pédale Victory V4 à part entière. TURBO fait passer la pédale sur son second son. Trois pédales avec et sans TURBO donnent six sons, et chaque rapport a ses propres boutons de tonalité, comme sa pédale.

CLEAN : The Copper. Victory la présente comme son préampli britannique à lampes au son cristallin, le « chime » ; elle s’inspire de l’ampli VC35 The Copper. Sans TURBO, le son passe du clair à une légère saturation. TURBO active son Treble Boost : le booster pousse le préampli à lampes plus loin, vers un overdrive crémeux avec du sustain. D’où les lettres TB dans les noms de fichiers de ses captures. Elle a cinq boutons de tonalité. TONE modifie l’équilibre tonal global : le son est plus sombre vers la gauche, plus brillant vers la droite. TREBLE, MIDDLE et BASS, comme d’habitude. BASS CUT a deux positions, Off et On, et sur On, il coupe l’extrême grave.

CRUNCH : The Sheriff. Victory la présente comme son préampli en pédale pour le rock classique. Le premier canal, selon Victory, va de la limite de la saturation jusqu’à un rock classique bien épais. TURBO active le second canal (dans les packs, il s’appelle Boost) : un Plexi modifié à plein gain, avec des médiums plus agressifs. Boutons de tonalité : BASS, MIDDLE, TREBLE et BRIGHT.

HI-GAIN : The Kraken. Victory la présente comme son préampli en pédale le plus extrême. Le premier canal est plus lâche : une saturation britannique plus proche du vintage. Le second, sur TURBO, est plus serré dans le grave, avec des médiums tranchants et, bien sûr, beaucoup plus de gain. Les mêmes boutons de tonalité : BASS, MIDDLE, TREBLE et BRIGHT.

BRIGHT, sur The Sheriff et The Kraken, se place sur l’une de trois positions : norm, −1 ou −2. À −1, il y a moins d’aigus, à −2 moins encore. Chaque rapport s’ouvre sur norm, et le BASS CUT de The Copper sur Off.

Les boutons de tonalité s’inspirent du tone stack de la pédale elle-même. Quand on change de rapport, la rangée de boutons se réorganise : CLEAN en a cinq, CRUNCH et HI-GAIN quatre chacun.

Comment nous avons réalisé les captures

Pour les captures, nous avons utilisé NAM A2, la dernière génération de réseaux de neurones de Neural Amp Modeler. Nous avons capturé nos propres exemplaires : The Copper de 2025, The Sheriff de 2026 et The Kraken de 2018. Les boutons de tonalité des pédales étaient à midi.

Nous avons réalisé des captures pour neuf positions du bouton Gain de chaque pédale : à 9 h, 10 h, 11 h et midi, puis à 13 h, 14 h, 15 h, 16 h et 17 h, et chaque position avec et sans TURBO. À 7 h et 8 h, c’est la capture à 9 h qui joue, simplement avec un niveau d’entrée plus bas. Le gros bouton GAIN passe d’une capture à l’autre ou mélange en douceur deux captures voisines.

Cela fait 18 captures par pédale et 54 pour tout AmberPawAmp. Chaque réseau a été entraîné pendant 800 époques. L’erreur ESR :

Pédale Sans TURBO Avec TURBO

The Copper

de 0,0024 à 0,0093

de 0,0053 à 0,0236

The Sheriff

de 0,0029 à 0,0056

de 0,0049 à 0,0076

The Kraken

de 0,0078 à 0,0108

de 0,0085 à 0,0283

La courbe d’apprentissage de chaque capture se trouve sur les pages des packs V4 The Copper, V4 The Sheriff et V4 The Kraken.

Des outils pour jouer et enregistrer

Tuner : un accordeur intégré, l’aiguille sur le cadran rond à gauche du centre du panneau. Le diapason se règle en hertz, et pendant l’accordage, l’accordeur peut couper l’ampli.

Noise Gate : un gate qui apprend. LEARN écoute trois secondes de silence et règle lui-même le seuil ; sa touche se trouve à côté de l’écran de la radio. Le gate se ferme dans l’un de deux modes, Normal ou Metal, et coupe le son en début de chaîne ou après l’ampli, avant le delay, la reverb et le baffle ; c’est la seconde position par défaut. Le seuil se règle sur le petit fader en bas à gauche du panneau.

Limiter : un limiteur true peak de sécurité en sortie. Le plafond va de −3 à −0,1 dB, sur le fader en bas à droite.

EQ : chaque rapport a ses propres boutons de tonalité, inspirés du tone stack de sa pédale. Les filtres HPF et LPF, c’est nous qui les avons ajoutés : ils coupent le bas et le haut du baffle.

TURBO OUTPUT : avec TURBO, l’ampli sonne aussi plus fort, pour que le solo passe au-dessus du groupe. De 3 dB par défaut, et un clic droit sur TURBO permet de choisir −3, 0, +3, +6 ou +9 dB. Ce gain s’applique tout à la fin, après le baffle, la reverb et le delay, avant OUTPUT et le limiteur.

Cabinet Simulator : un simulateur de baffle guitare basé sur des réponses impulsionnelles (IR). Il est livré avec dix de nos propres IR du baffle Orange PPC212V, et chaque rapport s’ouvre sur RED GIANT. Un clic droit sur CAB ouvre la fenêtre des baffles : on peut y enregistrer l’IR qui joue ou ajouter les siennes.

Reverb

Il y a six types de reverb. Chacun a son caractère ; les styles indiqués ci-dessous sont des repères, pas des limites.

Plate : une reverb dense et lisse, dans l’esprit des appareils de studio classiques. Pour les guitares rock et les solos qui ont besoin d’ampleur et d’une queue expressive. C’est notre reverb par défaut.

Ambience : un espace court et discret. Un bon point de départ pour le metal et les guitares rythmiques serrées, quand on veut ajouter de l’ampleur sans longues queues de reverb.

Hall : une reverb de salle de concert, spacieuse, avec une longue queue. Pour les sons clairs atmosphériques, les ballades et les solos qui s’étirent.

Spring : la reverb à ressort typique des vieux amplis guitare. Pour le rock vintage, le blues, le rockabilly et le surf.

Plate, Ambience, Hall et Spring devraient largement suffire pour la guitare, mais nous en avons ajouté deux autres :

Room : la sensation naturelle d’une petite pièce. Un choix polyvalent pour le blues, le rock et les sons clairs qui ont besoin d’un peu d’air et d’un espace vivant.

Modulated : une reverb à queue modulée, qui crée un espace doux et changeant. Pour l’ambient, le rock psychédélique et les parties de guitare atmosphériques.

Chaque rapport s’ouvre sur Plate, et plus le son est clair, plus il a d’espace : CLEAN 20 %, CRUNCH 15 %, HI-GAIN 10 %, avec TURBO 30 %. Chaque rapport retient de lui-même la reverb choisie et son dosage.

Delay

Delay : un écho synchronisé sur le tempo. Dans le plugin, il suit l’hôte (DAW) ; dans l’application standalone, on peut taper le tempo avec Tap Tempo.

CLEAN s’ouvre avec 15 % de delay, CRUNCH avec 8 %, HI-GAIN sans ; avec TURBO, CLEAN et CRUNCH passent à 30 % chacun, et HI-GAIN reste sec même avec TURBO.

Réglages, comparaison et contrôle

Undo / Redo permettent d’annuler des changements et de les rétablir : on peut expérimenter avec le son sans craindre de perdre un bon réglage.

Le système A/B/C/D offre quatre jeux de réglages indépendants à comparer. Chacun a son propre historique complet avec Undo / Redo. On peut passer de l’un à l’autre et revenir en arrière dans chacun sans toucher aux autres.

La version standalone prend en charge le contrôle MIDI : on peut piloter l’ampli depuis des contrôleurs externes.

Les touches Undo / Redo et A/B/C/D se trouvent dans le panneau supérieur de la cabine, au-dessus de la vitre du milieu. On peut sauvegarder son propre son en preset et y revenir plus tard. Un contrôleur MIDI externe change de rapport, active TURBO et les filtres, et règle GAIN et les trois premiers boutons de tonalité (tableau ci-dessous).

Un ampli guitare dans la cabine d’un hélicoptère

AmberPawAmp est aussi un hélicoptère. Au lieu du panneau d’ampli habituel, on a sous les yeux une cabine sous une verrière à trois vitres, et derrière elles, un Titan en 3D, rendu en temps réel avec OpenGL. L’hélicoptère vole bas au-dessus d’une mer de méthane : les yeux du pilote ne sont qu’à 2,6 mètres au-dessus du liquide. La vitesse dépend du rapport : environ 9 km/h en CLEAN, 18 en CRUNCH, 31 en HI-GAIN. TURBO, c’est un sprint à vitesse double, le nez plus bas. Dans les virages, l’hélicoptère s’incline ; à grande vitesse, il pique du nez, et il se balance toujours un peu. On peut le diriger avec les flèches ← et → ou en faisant glisser la vitre de la cabine à la souris.

En plus du Titan vivant, le menu LANDSCAPE propose un paysage simplifié « 1993 », dessiné par le processeur aux couleurs de Titan, et une image fixe.

Derrière la vitre, une rive lointaine avec des dunes, des rides, des plaques lisses et du brouillard au-dessus du liquide. On croise des champs de mousse d’azote, où la mer pétille comme du champagne, et de temps en temps une « île magique » : une tache claire et rugueuse qui apparaît sur le liquide puis s’efface. Des bouées se dressent par paires comme des portes, une rouge et une verte, ou seules, ambre, et clignotent. À l’horizon, à seize kilomètres, un cryovolcan entre en éruption de temps en temps, au loin, au-dessus de la mer, un orage lance des éclairs, et une bruine tombe d’en haut. L’ombre du rotor passe parfois sur la vitre, et le souffle du rotor arrache au liquide des embruns sous l’hélicoptère, surtout en vol stationnaire. Et au-dessus de tout cela, Saturne est suspendu dans la brume.

Des gouttes de méthane se posent sur la verrière : celles de la bruine, des embruns sous le rotor et de la mousse, si l’on traverse un champ d’azote. Le courant d’air créé par le déplacement de l’hélicoptère les pousse vers le haut de la vitre ; elles se rejoignent, laissent des traînées et sèchent. Chacune des trois vitres a son essuie-glace, et quatre touches sous l’écran de la radio règlent leur cadence : OFF (ils s’arrêtent ; un balayage déjà commencé va jusqu’au bout), INT (un balayage par minute, le réglage par défaut), LO (sans arrêt, avec une pause entre les balayages) et HI (sans arrêt et plus vite). Deux touches à droite des filtres, sous TREBLE, allument les projecteurs sous le nez, gauche et droit : ils éclairent vers le bas la mer devant l’hélicoptère, et leurs faisceaux se voient dans la brume.

L’écran de la radio de bord affiche le rapport et la vitesse sur sa ligne du haut, et le son en temps réel en dessous. Cinq modes d’affichage sont disponibles : Spectrum, Wave, Shape, Envelope et Transfer, du spectre et de la forme d’onde jusqu’à l’enveloppe et la courbe de transfert. L’écran démarre sur Shape : on y voit le son avant l’ampli et après. Un clic droit sur l’écran choisit l’image. Et la vitesse s’affiche aussi en hologramme dans le coin supérieur droit de la vitre du milieu.

Titan derrière la vitre

Titan est la plus grande lune de Saturne, plus grande que la planète Mercure. Il tourne à 1,2 million de kilomètres de Saturne. En surface, il fait −179 °C : par un tel froid, la glace d’eau joue le rôle de la roche. L’atmosphère est composée d’environ 95 % d’azote et 5 % de méthane, et la pression en surface est supérieure de 60 % à celle de la Terre. En dehors de la Terre, Titan est le seul endroit connu où il y a du liquide en surface. On y trouve des nuages, de la pluie, des rivières, des lacs et des mers de méthane et d’éthane, et des orages de méthane inondent la surface de temps en temps.

La plus grande mer de Titan, Kraken Mare, contient environ 80 % de tout le liquide de sa surface. Elle est presque aussi vaste que les cinq Grands Lacs réunis, et en son centre, elle est profonde d’au moins 300 mètres. Elle doit son nom au Kraken, le monstre légendaire des mers norvégiennes. La pédale en HI-GAIN, au cas où quelqu’un l’aurait oublié, c’est aussi The Kraken.

La mousse d’azote sur la mer n’est pas tout à fait inventée non plus. En 2017, le JPL a montré que beaucoup d’azote se dissout dans le méthane liquide froid, et qu’au moindre changement de température, de pression ou de composition, il ressort rapidement de la solution. Les lacs de Titan semblent respirer de l’azote : ils inspirent en refroidissant et expirent en se réchauffant. Les bulles sont aussi l’une des explications possibles des « îles magiques ». Au fil de plusieurs survols, le radar de Cassini a vu sur les mers de petites taches qui apparaissaient et disparaissaient, et l’une d’elles est ensuite réapparue.

Saturne, dans la brume, est dessiné à sa vraie taille. Une boule de 120 500 km de large à l’équateur, vue à 1,2 million de kilomètres, occupe presque six degrés : onze Lunes côte à côte. La liberté est ailleurs : à travers la vraie brume orangée de Titan, on ne distingue pas Saturne à l’œil nu. Depuis la surface, on ne pourrait le voir qu’en lumière proche infrarouge, et encore, si la météo le permet.

Encore deux libertés. On n’a pas encore trouvé d’éclairs sur Titan : en 126 survols rapprochés, Cassini n’en a pas capté un seul signal radio, donc les éclairs y sont soit très faibles, soit très rares, soit inexistants. Et le cryovolcan à l’horizon relève lui aussi de la conjecture. On cherche depuis longtemps des volcans de glace sur Titan, les meilleurs candidats étant Hotei Regio et Sotra Patera avec Doom Mons, mais la question de savoir s’il y a là-bas du cryovolcanisme reste ouverte. Et personne n’a posé de bouées sur Titan, bien sûr.

Pour l’instant, un hélicoptère ne survole Titan qu’ici. Voici qui est vraiment allé jusqu’à Titan, et qui s’y prépare.

Sonde Près de Titan Ce qu’elle a fait

Pioneer 11

1979

la première à étudier Titan, en traversant le système de Saturne

Cassini

de 2004 à 2017

la première en orbite autour de Saturne, est passée 126 fois près de Titan, et à la fin a été précipitée volontairement dans Saturne

Huygens

14 janvier 2005

est descendue 2 heures 28 minutes sous parachutes et s’est posée : le premier atterrissage dans le Système solaire externe

Dragonfly

fin 2034

le giravion de la NASA, lancement pas avant juillet 2028

Huygens, une sonde de l’ESA, a transmis des données depuis la surface au moins tant que Cassini restait au-dessus de l’horizon de Titan, et des radiotélescopes sur Terre ont continué à capter son signal longtemps après le moment où, selon les calculs, la sonde aurait dû se taire.

Dragonfly mesure 3,85 mètres sur 3,85 et possède huit paires de rotors coaxiaux aux pales de 1,35 mètre. L’atmosphère dense et calme et la faible gravité font du vol le meilleur moyen de se déplacer sur Titan. Il se posera dans les dunes et, en 3,3 ans de mission, volera jusqu’au cratère Selk. Son énergie vient d’une source du même type que celle de Curiosity et de Perseverance sur Mars ; c’est RedPawAmp qui raconte leur histoire.

MIDI

En standalone, AmberPawAmp écoute toutes les entrées MIDI activées, sur les seize canaux.

Message Ce qu’il fait

Program Change 1, 2, 3, 4, 5, 6

CLEAN, CLEAN avec TURBO, CRUNCH, CRUNCH avec TURBO, HI-GAIN, HI-GAIN avec TURBO

Control Change 20, 21, 22

TURBO, HPF, LPF : à partir de 64, active ; en dessous de 64, désactive

Control Change 23

GAIN : de 0 à 127, toute la course du bouton

Control Change 24, 25, 26

les trois premiers boutons de tonalité, de gauche à droite : en CRUNCH et HI-GAIN, BASS, MIDDLE, TREBLE ; en CLEAN, TONE, TREBLE, MIDDLE ; de 0 à 127, toute la course du bouton, 64 est le milieu

Un contrôleur qui compte les programmes à partir de zéro envoie pour eux les numéros 0 à 5. Dans la fenêtre MIDI, le bouton GAIN s’appelle toujours DRIVE, comme sur le rover martien. Le BASS et le BASS CUT de The Copper et le BRIGHT de The Sheriff et de The Kraken ne se commandent pas en MIDI. Dans un DAW, c’est l’automation qui change de rapport, active TURBO et tourne les boutons.

AmberPawAmp est gratuit et le restera. Si AmberPawAmp vous plaît : nourrissez le Chat

Victory et les noms des pédales V4 (The Copper, The Sheriff, The Kraken) sont des marques de leur propriétaire. Nous n’avons aucun lien avec lui et ne citons les pédales que pour dire ce que nous avons capturé.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qui joue, là-haut ?

En haut de la page, c'est AmberPawAmp lui-même qui tourne, directement dans le navigateur. La guitare, ce sont des enregistrements DI de riffs de nos chansons : Eleven Light Years, Deep Space Is My Home, Cat's Hard Day, I Am Projection et Fifth Dimension. Les canaux, les boutons, le delay, la reverb et le baffle se changent à la volée.

Comment récupérer une capture NAM depuis AmberPawAmp ?

Un clic droit sur GAIN ouvre son menu. Si GAIN avance par crans (DRIVE TURNS : In steps), le menu propose « Save the current sound as .nam… », et on obtient la capture sur laquelle se trouve le bouton. S'il tourne en continu (Smoothly), il propose « Save the nearest capture as .nam… », et on obtient la plus proche des deux. Le résultat est un fichier .nam ordinaire, pour un autre plugin NAM ou une pédale compatible NAM. Toutes les captures d'un coup se trouvent sur les pages des packs V4 The Copper, V4 The Sheriff et V4 The Kraken.

Comment récupérer l’IR du baffle et charger mes propres IR ?

Un clic droit sur CAB ouvre la fenêtre des baffles. SAVE enregistre celui qui joue en fichier .wav. ADD ajoute des IR personnelles, ou il suffit de glisser un fichier sur la fenêtre du programme. BYPASS retire complètement le baffle du son.

Pourquoi télécharger les captures NAM et les IR ?

Si vous avez une pédale NAM et que vous voulez ce son en live, téléchargez-les. Ou, si l'on aime le son mais pas vraiment le plugin, on peut charger ce son dans un autre plugin.

En quoi AmberPawAmp se distingue-t-il de captures NAM isolées des V4 ?

Chaque pédale est capturée sur toute la course de son bouton Gain : dans neuf positions, de 9 h à 17 h, et chaque position avec et sans TURBO. Cela fait 18 captures par pédale et 54 pour tout AmberPawAmp, entraînées chacune pendant 800 époques. L'ESR et la courbe d'apprentissage de chacune sont publiés sur les pages des packs V4 The Copper, V4 The Sheriff et V4 The Kraken. Le bouton GAIN passe d'une capture à l'autre ou mélange en douceur deux captures voisines.

Peut-on utiliser vos captures NAM et vos IR dans de la musique, des logiciels et des appareils ?

Oui.

  • Jouer, enregistrer, monter sur scène et vendre de la musique faite avec ces fichiers : librement, sans condition.
  • Partager les fichiers, y compris les publier sur des sites web : en mentionnant Darwin's Cat.
  • Les intégrer dans un logiciel ou un appareil : seulement s'il est lui-même libre, c'est-à-dire si son code source est publié sous licence GPL ou AGPL, et si Darwin's Cat est mentionné. Dans un produit à code fermé, uniquement avec notre autorisation écrite.

Dans quels DAW AmberPawAmp fonctionne-t-il ?

Dans tous ceux qui prennent en charge les formats VST3, CLAP ou AU. Logic Pro et GarageBand utilisent l'AU (macOS uniquement) ; Ableton Live, Cubase, Reaper, Bitwig et Studio One, le VST3 ; Reaper et Bitwig, aussi le CLAP. Sous Linux, VST3 et CLAP. Sans DAW, c'est l'application autonome (standalone) qui fonctionne.

Que fait TURBO ?

Il fait passer la pédale du rapport engagé sur son second son. En CLEAN, c'est le Treble Boost de The Copper ; en CRUNCH et HI-GAIN, le second canal de The Sheriff et de The Kraken (dans les packs, il s'appelle Boost). Chaque position du Gain de chaque pédale est capturée avec et sans TURBO. L'ampli sonne aussi plus fort, pour que le solo passe au-dessus du groupe : de 3 dB par défaut, et un clic droit sur TURBO permet de choisir de −3 à +9 dB. Et avec TURBO, l'hélicoptère file à vitesse double.

Pourquoi le gros bouton s’appelle-t-il GAIN et non DRIVE ?

C'est le même bouton que DRIVE sur le rover martien de RedPawAmp : il passe d'une capture de la pédale à l'autre ou mélange en douceur deux captures voisines. Dans la cabine de l'hélicoptère, il porte l'inscription GAIN. C'est aussi son nom dans les packs V4, et sur les pédales The Copper et The Kraken elles-mêmes, le bouton de saturation s'appelle aussi Gain. L'ancien nom DRIVE est resté dans la fenêtre MIDI et dans le menu du clic droit (DRIVE TURNS).

Pourquoi CLEAN a-t-il cinq boutons de tonalité, et CRUNCH et HI-GAIN quatre ?

Parce que les pédales sont différentes, et chaque rapport a les boutons de sa pédale. The Copper a TONE, TREBLE, MIDDLE, BASS et BASS CUT ; The Sheriff et The Kraken ont BASS, MIDDLE, TREBLE et BRIGHT. Quand on change de rapport, la rangée de boutons se réorganise. TONE modifie l'équilibre tonal global : le son est plus sombre vers la gauche et plus brillant vers la droite ; BASS CUT sur On coupe l'extrême grave ; BRIGHT sur −1 et −2 réduit les aigus, davantage sur −2.

À quoi servent les essuie-glaces et les projecteurs ?

Ils sont là pour le vol ; ils n'agissent pas sur le son. Des gouttes de méthane venues de la bruine et des embruns se posent sur la verrière, et chacune des trois vitres a son essuie-glace. Quatre touches sous l'écran de la radio règlent leur cadence : OFF (ils s'arrêtent), INT (un balayage par minute, le réglage par défaut), LO (sans arrêt, avec une pause entre les balayages) et HI (sans arrêt et plus vite). Deux touches à droite des filtres, sous TREBLE, allument les projecteurs sous le nez, gauche et droit : la lumière tombe sur la mer devant l'hélicoptère, et le faisceau se voit dans la brume. AmberPawAmp retient ce choix.

Pourquoi Titan ?

Ces dernières années, l'humanité en a appris beaucoup plus sur Titan : Cassini est passée 126 fois près de lui, Huygens s'est posée à sa surface, et le giravion Dragonfly y sera lancé en 2028. Nous voulons attirer l'attention sur ce monde étonnant.

AmberPawAmp est-il vraiment gratuit ? Que veut dire AGPL ?

Oui, entièrement gratuit : sans inscription, sans clé, sans publicité. L'AGPL est une licence libre : le code source est ouvert à tous. La musique enregistrée avec AmberPawAmp appartient à son auteur, y compris pour un usage commercial. Quiconque distribue une version modifiée du programme lui-même doit aussi en ouvrir le code.

AmberPawAmp me surveille-t-il ?

Non. AmberPawAmp ne va sur Internet que dans deux cas. Si la vérification des mises à jour est activée, il demande à GitHub si une nouvelle version est sortie : GitHub voit l'adresse IP, le nom du programme et sa version, rien de plus. Et un clic sur le chat du panneau ouvre notre site dans le navigateur ; le site fonctionne sans cookies et sans traceurs tiers.

Pourquoi faites-vous ça ? Travailler gratuitement est immoral selon la logique du capitalisme. Vous êtes communistes ?

Non, nous ne sommes pas communistes. Mais nous savons que l'altruisme est l'une des armes les plus puissantes que l'évolution ait jamais inventées. Pas les dents, les griffes ou les épines venimeuses, mais bien l'altruisme. Nous en parlons dans nos chansons, par exemple dans Eleven Light Years.

AmberPawAmp a-t-il un lien avec Victory ?

Non. Victory et les noms des pédales V4 sont des marques de leur propriétaire. Nous avons capturé nos propres The Copper, The Sheriff et The Kraken et ne les nommons que pour dire ce que nous avons capturé exactement.

Quels raccourcis clavier propose AmberPawAmp ?

1, 2 et 3 : les rapports CLEAN, CRUNCH et HI-GAIN ; T : TURBO. A, B, C, D : les registres. Cmd+Z : undo ; Cmd+Shift+Z ou Cmd+Y : redo (Ctrl au lieu de Cmd sous Windows et Linux). G active et désactive le gate. Plein écran en standalone : Cmd+Ctrl+F sur Mac, F11 sous Windows et Linux ; Esc pour en sortir. Les flèches ← et → dirigent l'hélicoptère, et on peut aussi faire glisser la vitre de la cabine à la souris. Les touches fonctionnent aussi avec une disposition de clavier russe. Les essuie-glaces et les projecteurs n'ont pas de touches à eux sur le clavier : ils ne se commandent que sur le panneau.

Et les logos, alors ?

Dans le tableau de téléchargement, macOS a une poire griffée par un chat, et Windows une fenêtre griffée par un chat, dont un carreau est tombé. Nous n'aimons pas Microsoft et Apple, ne serait-ce que parce qu'ils font payer aux développeurs le droit de distribuer leurs programmes sur leurs plateformes, et par principe nous n'utilisons pas leurs logos. Ces logos sont à nous, et vous pouvez les utiliser : la poire et la fenêtre en SVG.